LE QI et ses différentes formes

 

 

C’est le concept le plus important de la Médecine Chinoise, de la culture et de la philosophie chinoise.

Tous nos gestes et pensées sont guidés par notre énergie du moment présent (notre état mental, physique et émotionnel).

L’énergie c’est le Qi, le mouvement, la vie. Toutes les choses de la vie sont engendrées par le pouvoir du Qi qui réunit l’esprit et le corps, intégrant conscient et inconscient.

 

Le Qi est sensible aux images mentales, exerçant des effets corporels et psychologiques. La visualisation d’un bon Qi (guérison, amélioration, apaisement, libération…) va soulager ou renforcer la personne parce qu’elle puise dans ses propres ressources.

 

Le Qi est relié à la respiration, au souffle .

 

Cette énergie ne circule pas uniquement dans le corps, elle est partout. L’homme est un microcosme faisant partie du grand macrocosme qu’est l’univers. Ils forment un TOUT et ce TOUT est en perpétuel mouvement.

 

Notre cycle de vie est basé sur les cycles de la terre, du soleil et de la lune (le jour et la nuit, les saisons et les éléments naturels).

Le rythme cosmique règle les cycles auquel obéit le mouvement de notre Qi (incidences sur les maladies, sur le système nerveux, système vasculaire…).

 

A la naissance, nous naissons avec un potentiel énergétique, c’est le Qi inné (transmis par nos parents), tandis que le Qi acquis s’accumule à l’extérieur (par l’air que nous respirons et la nourriture que nous ingérons) après la naissance. C’est l’énergie ancestrale qui se centre au Dantien (chinois) ou Hara (japonais), zone située sous le nombril.

 

Notre Qi est toujours présent mais il se dissipe parce que sur son trajet, il rencontre des obstacles et ne fait plus son itinéraire naturel. Il forme des déviations car il trouve des blocages.

Telles des écluses, les points d’acupuncture qui se situent sur les canaux énergétiques ou méridiens, se ferment ou laissent couler trop de Qi.

Même si invisible à l’oeil nu, ce système énergétique des méridiens imprègne tout le corps, influence les organes vitaux, les vaisseaux sanguins, les nerfs, les muscles, les os et également l’esprit.

Si la circulation du Qi est interrompue, les maladies se développent.

 

Beaucoup de choses influencent la circulation du Qi, sa qualité et sa quantité ont un impact sur notre santé :

- les traumatismes physiques et accidents

- les émotions : soucis, chagrin, peur, colère, ressentiment, mauvaise estime de soi, culpabilité ou choc

- le climat : froid extrême, chaleur, sécheresse, vent et humidité

- une malnutrition

- le terrain énergétique

- notre constitution

 

Il existe différentes formes de Qi, comme vu précédemment (Qi prénatal ou inné, Qi postnatal ou acquis).

 

Grâce au Qi Gong (méthode du Yuan Gong), on peut travailler sur une autre forme de Qi : le Qi originel,(Yuan Qi). Ce travail avec le Qi originel permet de renforcer le processus de transformation du Qi assimilable au corps. Il va permettre d’améliorer la quantité et la qualité du Qi qui circule dans nos méridiens et ainsi renforcer nos organes et leur fonction. Il permet également de ne pas épuiser notre réserve innée de Qi prénatal (qui n’est pas renouvelable). Le surplus de Qi originel non utilisé est stocké dans les reins, et servira lorsque le corps en aura besoin. 

 

 

 

 

La diététique chinoise au service de notre santé

 

Un des principes de base du taoïsme, qui régit la pensée chinoise dans bien des domaines, est le concept de l'homme entre le Ciel et la Terre. L'homme est un microcosme dans le macrocosme, soumis aux mêmes lois que l'univers. Tant qu'il respecte ces lois, il bénéficie d'un bien-être et d'une bonne santé. Lorsqu'il s'en éloigne, des déséquilibres apparaissent et sa santé est altérée.

Dans la pensée taoïste, la nature est essentielle à l'homme, qui en est partie intégrante. C'est dans la nature, à travers l'air que nous respirons et les aliments que la terre nous fournit, que nous puisons notre énergie vitale. Il est important de vivre avec son environnement, il convient de ne pas se couper du climat extérieur, d'adapter son activité à la saison, de consommer des aliments de la région et de la saison.

Chaque saison et chaque terroir fournissent certains aliments, qui bénéficient des conditions dans lesquelles nous baignons : température et humidité de l'air et de la terre, ensoleillement. Leur maturation se fait naturellement, ils nous apportent ainsi des qualités adaptées à la saison et au lieu. Par exemple, les courgettes et les melons donnent en été la fraîcheur et l'humidité contrebalançant la chaleur et la sécheresse externe. Ces mêmes aliments sont moins adaptés en hiver.

Les progrès techniques font que nous pouvons consommer toute l'année à peu près tous les aliments. Engrais chimiques, pesticides, cultures hors-sol, cueillette avant maturité, traitements après cueillette, irradiation, réfrigération, maturation artificielle, sont quelques uns de ces "progrès" qui permettent à ces aliments d'arriver à tout moment dans notre assiette. Mais ces techniques procurent en même temps leur lot de poisons pour l'organisme.

 

Pour favoriser la digestion, il est bon de :

- ne pas manger jusqu'à satiété

- prendre le temps de bien mastiquer

- manger chaud

- éviter l'excès de cru et de froid

- boire peu avant et pendant les repas

- boire chaud à la fin du repas

- manger dans le calme et la sérénité

- pratiquer une courte marche ou un auto-massage après le repas

 

La sagesse alimentaire selon les principes de la diététique chinoise :

- manger des aliments frais et sains

- manger à des heures régulières, dans le calme

- prendre un bon petit déjeuner

- prendre un repas de midi chaud et nourrissant

- ne pas manger trop ou trop tard le soir

- ne pas grignoter entre les repas

- consommer davantage de légumes frais et de fruits

- consommer davantage de céréales et légumineuses

- éviter l'excès de produits raffinés, dévitalisés

- éviter l'excès de conserves et de plats cuisinés du commerce

- réduire la consommation de produits d'origine animale

- réduire fortement les produits laitiers

- réduire la consommation de boissons et aliments sucrés

- éviter l'excès d'aliments gras et de fritures

 

Extrait de "Ces aliments qui nous soignent" de Philippe Sionneau et Josette Chapellet

 

 

 

              LE KI ou QI (Chi)

 

Le monde occidental connaît le système sanguin, le système nerveux, le système lymphatique,... Le concept du système circulatoire du Ki est venu de Chine.

La médecine chinoise considère que le Ki et le sang sont étroitement liés. Là ou circulera le Ki, suivra le sang. On pense que le Ki fournit l'énergie nécessaire pour maintenir en vie les cellules sanguines. Le sang est capable d'emmagasiner du Ki, et contribue plus particulièrement au transport du Ki de l'air jusqu'à chacune des cellules du corps.

Les élément du corps physique, tels que les organes, les nerfs, le sang, y compris chacune des plus petites cellules, fonctionnent comme des machines autonomes, chacune ayant ses propres fonctions. Et comme dans un moteur électrique, si le courant n'y circule pas, tout est inanimé, mort. Si nous comparons les chemins empruntés par le système sanguin, le système nerveux et le système lymphatique avec le parcours des méridiens, nous trouverons un bon nombre de similitudes. C'est simplement parce que Ki est l'énergie nécessaire pour les maintenir en vie et pour les faire fonctionner.

Le corps est divisé en deux grandes parties. La première correspond au corps physique, et la seconde, à la réserve d'énergie dont il a besoin pour fonctionner. Le corps est comme une usine. Il est composé de nombreux organes, qui correspondent aux machines nécessaires à la transformation des matières premières en produits finis. Certaines de ces matières premières fournies à l'usine sont transformées en énergie, énergie qui permet aux autres matières premières d'être converties en produits finis.

Les matières premières du corps sont la nourriture et l'air, et le produit fini est la vie.

 

Extrait de "Les racines du Chi-Kung" du Dr Yang Jwing-Ming

 

 

 

LE SYSTEME IMMUNITAIRE

 

Le système immunitaire est un moyen de défense remarquable qui existe chez de très nombreux organismes comme les insectes, les plantes... mais dont la forme la plus évoluée est retrouvée chez les vertébrés supérieurs.

 

L'immunité peut être définie comme l'ensemble des mécanismes biologiques permettant à l'organisme de reconnaître et de tolérer ce qui lui appartient en propre (le soi) et de reconnaître et de rejeter ce qui lui est étranger (le non soi) : les substances étrangères ou les agents infectieux auxquels il est exposé, mais aussi ses propres constituants altérés (comme des cellules tumorales).

 

Le système immunitaire est  constitué d'un système d'interactions complexes mettant en oeuvre de nombreux organes individualisés, tissus, cellules et substances différentes.

La majorité de ces cellules ne se trouvent pas dans le sang, mais plutôt dans un ensemble d'organes appelés organes lymphoïdes (où résident les lymphocytes). Parmi eux, on compte d'une part les ganglions lymphatiques, la rate, les amygdales et les plaques de Peyer (au niveau de la paroi intestinale), et d'autre part la moelle osseuse et le thymus.

La rapidité d'action des défenses immunitaires est très importante, elle repose sur l'efficacité de la communication entre les divers acteurs en jeu.

 

Dans la Médecine Traditionnelle Chinoise, les méridiens énergétiques sont reliés à nos organes internes. Les blocages énergétiques vont favoriser la maladie et les dysfonctionnements physiques et psychiques.

Le Shiatsu, par son action, va éliminer les blocages énergétiques et restaurer la libre circulation de l'énergie (le Ki) dans les méridiens. Ainsi il va stimuler le système immunitaire en aidant à éliminer les toxines, et combattre les affections en stimulant le pouvoir naturel d'auto-guérison du corps.

 

Le Shiatsu est une pratique à la fois préventive et curative.

 

 

 

 

LE SHIATSU ET LA MEDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE

 

Le shiatsu est une thérapie corporelle énergétique japonaise, basée sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise vieille de plus de 3000 ans. En favorisant la libre circulation de l'énergie ("Ki" en japonais), il aide à rétablir l'équilibre naturel entre le corps et l'esprit, pour prévenir, atténuer les symptômes, soulager les maux voire soigner les maladies.

 

Selon la pensée taoiste chinoise, le monde est régi par deux grandes forces nommées Yin/Yang. Les énergies Yin et Yang sont à la source de toutes choses et influent dans un mouvement perpétuel sur l'univers entier. De plus les chinois, scrutant et observant durant des millénaires des évolutions du ciel et de la nature, ont compris que ce mouvement est cyclique et qu'il se base sur l'alternance des saisons (printemps, été, automne, hiver) articulé autour d'un centre qui permet l'harmonisation globale. Ils en déduirent que l'homme, microcosme dans le macrocosme, doit également obeir aux mêmes lois et qu'il subit lui aussi les changements énergétiques saisonniers. C'est ainsi que non ou mal préparé à ces alternances, l'individu affaibli tombe malade.

 

Afin de rétablir l'équilibre, les médecins chinois antiques ont découvert que le corps est traversé par de nombreux flux énergétiques, nommés méridiens, sur lesquels des points font office de vannes et d'écluses. Les fameux points d'acupuncture. Ces méridiens principaux (car d'autres existent) au nombre de 12 correspondent aux organes et entrailles groupés par paires et répondant tous à une empreinte énergétique physioloqique et psychologique. Cependant le génie des médecins chinois ancestraux ne s'arrête pas là, car par analogie ils ont associé à chaque organe des correspondances (périodes de vie, saisons, éléments, couleurs, saveurs, sons, etc). Et pour parfaire le tableau, il fut également constaté, que par des règles chaque empreinte énergétique d'un organe pouvait engendrer ou bien contrôler l'autre.

 

Ainsi une multitude de combinaisons s'offre au praticien, comme différentes ficelles à tirer, pour aider le patient à retrouver la santé. Car malgré une théorie globale, ces différentes possibilités permettent d'agir sur l'individualité, traitant différemment selon l'individu un même symptôme.

 

Le shiatsu, qui découle des anciennes techniques de massage japonais nommées "Anma", a su parfaitement intégrer ces concepts de la médecine traditionnelle chinoise.

Alors fort de ces connaissances, le praticien Shiatsu (le "shiatsushi") pourra mettre en place un diagnostique du patient, puis par l'intervention manuelle au travers des doigts, mais parfois également des mains, coudes et genoux, appliquera avec coeur et bienveillance tout son savoir-faire pour soulager son patient.

 

 

"L'essence du Shiatsu est semblable

au sentiment d'amour d'une mère pour son enfant.

Une pression sur l'énergie vitale

et l'eau de la source de vie

en jaillit"

(ancien chant traditionnel japonais)